Quand Bien Même
  • Subscribe
  • Twitter
  • Facebook
  • Accueil
  • Catégories
  • A propos de nous
  • Tous les articles
  • Rechercher
  • Non classé 0
  • les articles de Lilioutchka 7
  • les articles d'Obibo 37
  • sélections 2011 18
  • sélections 2010 4
  • Horror Movies 19
  • sélections 2012 9
  • Approches théoriques 1
  • mai 2012
  • avril 2012
  • mars 2012
  • février 2012
  • janvier 2012
  • décembre 2011

  • Fait comme un devoir maison, Hide and seek reste donc un film paresseux, codé et sans imagination. La monstruosité, cependant, n'est pas là où on l'attendait...

    Une impression de deja viou (Hide and seek, John Polson, 2005)

    Fait comme un devoir maison, Hide and seek reste donc un film paresseux, codé et sans imagination. La monstruosité, cependant, n’est pas là où on l’attendait…

  • Portes qui s'ouvrent, bruit de pas sourds, corps déplacés dans le sommeil, objets qui tombent, on retrouve les recettes du premier volume, ici convoquées pour leur efficacité et leur potentiel de reconnaissance.

    Too normal activity (Paranormal Activity 2, Tod Williams, 2010)

    Portes qui s’ouvrent, bruit de pas sourds, corps déplacés dans le sommeil, objets qui tombent, on retrouve les recettes du premier volume, ici convoquées pour leur efficacité et leur potentiel de reconnaissance.

  • Curieux objet cinématographique, GTMT ne se laisse pas saisir facilement. Glissant d'un genre à l'autre (thriller, théorie du complot, science-fiction, horreur), parcouru de flash-backs en même temps qu'implicitement proleptique...

    Possession divine (God told me to, Larry Cohen, 1976)

    Curieux objet cinématographique, GTMT ne se laisse pas saisir facilement. Glissant d’un genre à l’autre (thriller, théorie du complot, science-fiction, horreur), parcouru de flash-backs en même temps qu’implicitement proleptique…

  • Children without men (who can kill a child aka les révoltés de l’an 2000 aka the island of the damned, Narcisso Serrador, 1976)

    ...

  • Dernier – sans doute- film de la trilogie consacrée au temps, Twixt rappelle que le présent est ce monde impérieux et distordu, jamais à l'heure, celui du diable dans le beffroi de Poe, celui où les soucis d'argent et les impératifs d'une loi morale et de l'ordre sont incarnés par des adultes, abritant leurs fantasmes dans des niches à chauve-souris.

    Promenade au clair de lune (Twixt, Coppola, 2012)

    Dernier – sans doute- film de la trilogie consacrée au temps, Twixt rappelle que le présent est ce monde impérieux et distordu, jamais à l’heure, celui du diable dans le beffroi de Poe, celui où les soucis d’argent et les impératifs d’une loi morale et de l’ordre sont incarnés par des adultes, abritant leurs fantasmes dans des niches à chauve-souris.

  • Taillé comme une publicité pour le corps naval destinée à une journée d'appel à la défense, Battleship ne déroge pas à la règle des oeuvres estampillées Michael Bay, caché ici derrière son commandant en second, Peter Berg, auréolé par le succès de Hancock.

    Tee-shirts mouillés (Battleship, Peter Berg, 2012)

    Taillé comme une publicité pour le corps naval destinée à une journée d’appel à la défense, Battleship ne déroge pas à la règle des oeuvres estampillées Michael Bay, caché ici derrière son commandant en second, Peter Berg, auréolé par le succès de Hancock.

  • Deux ans après Pique-nique à Hanging Rock, Peter Weir revient au genre apocalyptique marqué par Les voitures qui ont mangé Paris. Mais l'inquiétude eschatologique appuyée sur un message vaguement écologique se greffe ici sur la névrose d'un individu, David Burton, plongé dans une affaire de meurtre reliée à la culture et la religion aborigène.

    Océan originel (La dernière vague, Peter Weir, 1977)

    Deux ans après Pique-nique à Hanging Rock, Peter Weir revient au genre apocalyptique marqué par Les voitures qui ont mangé Paris. Mais l’inquiétude eschatologique appuyée sur un message vaguement écologique se greffe ici sur la névrose d’un individu, David Burton, plongé dans une affaire de meurtre reliée à la culture et la religion aborigène.

  • On aurait pu croire aller voir Hunger games comme l'ersatz de Twilight, film pour adolescents nourris à la starac et désireux d'en découdre avec leurs pairs ou bien encore le pitch illustré de la success story d'une Jennifer Lawrence loin du regard médusant et des circonvolutions serpentines de X Men.

    Jeux adolescents (Hunger Games, Gary Ross, 2012)

    On aurait pu croire aller voir Hunger games comme l’ersatz de Twilight, film pour adolescents nourris à la starac et désireux d’en découdre avec leurs pairs ou bien encore le pitch illustré de la success story d’une Jennifer Lawrence loin du regard médusant et des circonvolutions serpentines de X Men.

  • On connaissait l'épouvantail de Jeepers Creepers; on pourra désormais rajouter ceux de Husk. Certes les deux partagent les mêmes paradoxes contradictoires : l'immobilité en mouvement; le visage sans visage ou la figure de l'objet apotropaïque retrouvant son pouvoir terrifiant. Mais ceux qui sont présentés ici sont d'abord institués comme gardiens d'un territoire, lieu incertain, aux limites d'une civilisation qu'il jouxte par la route mais ayant enclos en son intérieur un passé dont il ne peut se défaire.

    Totem horrifique (Husk, Brett Simmonos, 2010)

    On connaissait l’épouvantail de Jeepers Creepers; on pourra désormais rajouter ceux de Husk. Certes les deux partagent les mêmes paradoxes contradictoires : l’immobilité en mouvement; le visage sans visage ou la figure de l’objet apotropaïque retrouvant son pouvoir terrifiant. Mais ceux qui sont présentés ici sont d’abord institués comme gardiens d’un territoire, lieu incertain, aux limites d’une civilisation qu’il jouxte par la route mais ayant enclos en son intérieur un passé dont il ne peut se défaire.

  • On était en droit d'attendre beaucoup de Hobo with a shotgun ; la décomplexion Grindhouse, le retour de Rutger Hauer troquant le pinceau pour le fusil à pompe, la nostalgie du gore social et parodique des années 80 à la Peter Jackson ou Street Trash ou la fantaisie des productions de la Nikkatsu. Tout cela y est bien présent mais il y manque quelque chose, la question étant bien de savoir quoi.

    Canon court (Hobo with a shotgun, Jason Eisener, 2011)

    On était en droit d’attendre beaucoup de Hobo with a shotgun ; la décomplexion Grindhouse, le retour de Rutger Hauer troquant le pinceau pour le fusil à pompe, la nostalgie du gore social et parodique des années 80 à la Peter Jackson ou Street Trash ou la fantaisie des productions de la Nikkatsu. Tout cela y est bien présent mais il y manque quelque chose, la question étant bien de savoir quoi.

  • Presque 30 ans après la catastrophe de Tchernobyl, que reste-t-il des ondes générées par cet accident préfigurateur de ceux qui nous touchent aujourd'hui ? Faut-il inscrire le désastre dans une série dont le premier terme serait donné, le dernier toujours repoussé plus loin ?

    La zone (la terre outragée, Michale Boganim, 2012)

    Presque 30 ans après la catastrophe de Tchernobyl, que reste-t-il des ondes générées par cet accident préfigurateur de ceux qui nous touchent aujourd’hui ? Faut-il inscrire le désastre dans une série dont le premier terme serait donné, le dernier toujours repoussé plus loin ?

  • Coincé entre le Terminal et Munich, la Guerre des mondes semble renouer avec le spectacle pyrotechnique et hi-tech de Minority Report. D'un futur anxiogène à l'autre le croisé Tom Cruise y développe sa geste héroïque, sur un mode mineur cependant.

    Douloureux enfantement (la Guerre des Mondes, Spielberg, 2005)

    Coincé entre le Terminal et Munich, la Guerre des mondes semble renouer avec le spectacle pyrotechnique et hi-tech de Minority Report. D’un futur anxiogène à l’autre le croisé Tom Cruise y développe sa geste héroïque, sur un mode mineur cependant.

  • Si le film de Gens abordait la question sous un angle social, Territoires le pose en termes ouvertement politiques, avec en arrière-plan la nécessité de redéfinir ce qu'est l'identité de l'immigré. Et comment elle se forge sous le remodelage de la contrainte.

    Hors-lieu (Territoires, Olivier Abbou, 2010)

    Si le film de Gens abordait la question sous un angle social, Territoires le pose en termes ouvertement politiques, avec en arrière-plan la nécessité de redéfinir ce qu’est l’identité de l’immigré. Et comment elle se forge sous le remodelage de la contrainte.

  • Ce ne sont pas les failles psychologiques, les doutes et le souvenir de l'amour perdu qui font de Carter un héros d'aventures mais, bien plus, cet aspect bancal d'une démarche qui, pour ce qu'elle a su reconnaître le grotesque, y trouve une élégance neuve.

    Light foot (John Carter, Andrew Stanton, 2012)

    Ce ne sont pas les failles psychologiques, les doutes et le souvenir de l’amour perdu qui font de Carter un héros d’aventures mais, bien plus, cet aspect bancal d’une démarche qui, pour ce qu’elle a su reconnaître le grotesque, y trouve une élégance neuve.

  • Il y aurait d'abord un film : ce serait celui d'un être énigmatique, l'histoire de « l'orphelin de l'Europe », Kaspar Hauser, apparu titubant sur une place publique et tenant à la main une lettre dont le contenu en faisait un adolescent sans racines, jeté au monde pour qu'il se charge de lui comme il le pourrait.

    I want to go home (L’énigme de Kaspar Hauser, Herzog, 1974)

    Il y aurait d’abord un film : ce serait celui d’un être énigmatique, l’histoire de « l’orphelin de l’Europe », Kaspar Hauser, apparu titubant sur une place publique et tenant à la main une lettre dont le contenu en faisait un adolescent sans racines, jeté au monde pour qu’il se charge de lui comme il le pourrait.

  • Retour du réalisateur à une thématique qui lui est chère, celle du film d'espionnage. Mais l'incertitude des identités et le jeu des masques se double dans ce cas d'une réflexion morale sur l'unité psychique d'un individu : Stephen Neale est ici un héros dont l'intégrité morale est fissurée par un crime qu'il n'a pas réellement commis et dont il se châtie néanmoins par une culpabilité réprimée.

    Haut la main (Ministry of Fear, Fritz Lang, 1944)

    Retour du réalisateur à une thématique qui lui est chère, celle du film d’espionnage. Mais l’incertitude des identités et le jeu des masques se double dans ce cas d’une réflexion morale sur l’unité psychique d’un individu : Stephen Neale est ici un héros dont l’intégrité morale est fissurée par un crime qu’il n’a pas réellement commis et dont il se châtie néanmoins par une culpabilité réprimée.

  • Film post-Rocky, ayant troqué la boxe pour les arts martiaux mixtes, Warrior est à l'image du sport qui sert son argument : hétérogène, bancal, en recherche perpétuelle d'un équilibre ou d'une scène qui fixerait l'ensemble comme une clé immobilisant l'adversaire au tapis.

    Lutte des classes (Warrior, Gavin O’Connor, 2011)

    Film post-Rocky, ayant troqué la boxe pour les arts martiaux mixtes, Warrior est à l’image du sport qui sert son argument : hétérogène, bancal, en recherche perpétuelle d’un équilibre ou d’une scène qui fixerait l’ensemble comme une clé immobilisant l’adversaire au tapis.

  • La distinction qu'a fait naître l'amour se dilue petit à petit dans une foule, qui, en marche avec le temps, s'emploie à détruire tout ce qui naîtrait d'un élan du cœur, et d'une volonté de marquer sa préférence.

    Romance chronométrée (The Clock, Minnelli,1945)

    La distinction qu’a fait naître l’amour se dilue petit à petit dans une foule, qui, en marche avec le temps, s’emploie à détruire tout ce qui naîtrait d’un élan du cœur, et d’une volonté de marquer sa préférence.

  • Comment agir face à cette atmosphère où le combat est impossible ? Meinhard, seul personnage qui semble perpétuer une vie de soldat malgré la situation, s’adonne à la fabrication d’un piège à blattes, insectes pour lesquels sa répugnance assure l’existence d’un ennemi à combattre. Le piège qu’il construit, comme une longue ligne menant tout droit dans un piège, est cette même ligne blanche tracée à la craie pour hypnotiser une poule.

    Insolation hypnotique(Lebenszeichen, Herzog, 1968)

    Comment agir face à cette atmosphère où le combat est impossible ? Meinhard, seul personnage qui semble perpétuer une vie de soldat malgré la situation, s’adonne à la fabrication d’un piège à blattes, insectes pour lesquels sa répugnance assure l’existence d’un ennemi à combattre. Le piège qu’il construit, comme une longue ligne menant tout droit dans un piège, est cette même ligne blanche tracée à la craie pour hypnotiser une poule.

  • Primordiale, générique de ce dispositif serait la scène d'ouverture de Mission impossible : articulant artifice du décor théâtral et réalité du studio d'enregistrement, le circuit des images semble, lors de l'apparition de Tom Cruise à travers la porte du studio, recevoir réponse à l'étrangeté manifeste et au caractère troublant des images du moniteur

    Double fond (Mission impossible, Brian de Palma, 1996)

    Primordiale, générique de ce dispositif serait la scène d’ouverture de Mission impossible : articulant artifice du décor théâtral et réalité du studio d’enregistrement, le circuit des images semble, lors de l’apparition de Tom Cruise à travers la porte du studio, recevoir réponse à l’étrangeté manifeste et au caractère troublant des images du moniteur

  • S'affichant ici avec le titre dans une généralité plurielle, l'oeuvre semble se ranger dans un genre défini Or, faux documentaire, Bovines est en réalité un film, mis en scène, monté, joué, dialogué et dramatisé et présenté comme tel en son début

    Le murmure du monde (Bovines, Emmanuel Gras, 2012)

    S’affichant ici avec le titre dans une généralité plurielle, l’oeuvre semble se ranger dans un genre défini Or, faux documentaire, Bovines est en réalité un film, mis en scène, monté, joué, dialogué et dramatisé et présenté comme tel en son début

  • Si activité paranormale originelle il y aurait à définir, ce serait tout d'abord la présence de la caméra elle-même dans un lieu privé tel qu'une maison où vivent des individus à priori lambda.

    Approche de l’activité paranormale (Paranormal Activity 3, Henry Joost, Ariel Schulman, 2011)

    Si activité paranormale originelle il y aurait à définir, ce serait tout d’abord la présence de la caméra elle-même dans un lieu privé tel qu’une maison où vivent des individus à priori lambda.

  • La lente cordée de la première partie se transforme vite en foire gore et train fantôme, avec éparpillement du groupe et de ses membres. Quelques plans – anamnèse, images vidéo, retrouvailles avec les cadavres ou avec l'autre rescapée, Juno- permettent de faire joint et réintégrer le scénario à l'intrigue de la première partie.

    Puits de mine (The Descent part 2, John Harris, 2009)

    La lente cordée de la première partie se transforme vite en foire gore et train fantôme, avec éparpillement du groupe et de ses membres. Quelques plans – anamnèse, images vidéo, retrouvailles avec les cadavres ou avec l’autre rescapée, Juno- permettent de faire joint et réintégrer le scénario à l’intrigue de la première partie.

  • Prenez un shaker et mélangez, à doses égales, la menace d'une catastrophe naturelle, plongez-y une famille américaine catholique tout comme il faut, saupoudrez d'une esthétique onirique, vaguement magritienne, puis quelques scènes façon angoisse/horreur, de bons dialogues bien appuyés pour bien retenir l'attention du possible spectateur niais, et vous obtiendrez ...

    Take a shaker (Take Shelter, Jeff Nichols, 2012)

    Prenez un shaker et mélangez, à doses égales, la menace d’une catastrophe naturelle, plongez-y une famille américaine catholique tout comme il faut, saupoudrez d’une esthétique onirique, vaguement magritienne, puis quelques scènes façon angoisse/horreur, de bons dialogues bien appuyés pour bien retenir l’attention du possible spectateur niais, et vous obtiendrez …

  • Là où le film de Carpenter offrait dans ses personnages et ses décors des contrastes dramatiques et saisissants, The Thaw préfère effacer lentement tout trait saillant, émousser les arêtes. La paranoïa des personnages se transforme en lent glissement vers l'indifférence et l'insensibilité.

    Chose préhistorique (The Thaw, Mark A.Lewis, 2008)

    Là où le film de Carpenter offrait dans ses personnages et ses décors des contrastes dramatiques et saisissants, The Thaw préfère effacer lentement tout trait saillant, émousser les arêtes. La paranoïa des personnages se transforme en lent glissement vers l’indifférence et l’insensibilité.

  • Tucker et Dale ou Dale et Tucker ou encore Daler et Tuck voire Duck et Taler – et l'on serait tenté d'accorder faveur à cette dernière appellation pour ce qu'elle fixe l'aspect cartoonesque du film – sera donc un couple à la Laurel et Hardy et le centre de ce buddy movie qui sait rester élégant jusque dans sa trivialité apparente.

    Retour aux sources (Tucker & Dale fightent le mal, Eli Craig, 2011)

    Tucker et Dale ou Dale et Tucker ou encore Daler et Tuck voire Duck et Taler – et l’on serait tenté d’accorder faveur à cette dernière appellation pour ce qu’elle fixe l’aspect cartoonesque du film – sera donc un couple à la Laurel et Hardy et le centre de ce buddy movie qui sait rester élégant jusque dans sa trivialité apparente.

  • Mais cette nuit est aussi celle du théâtre ou du cirque, celle du spectacle éclairé par les feux de la rampe et qui met en scène les jeux de fascination, la fausseté du spectacle et le grandiose dérisoire. « Vous risquez votre vie, nous risquons notre orgueil » répond le directeur de théâtre à Alberti venu emprunter des costumes.

    Nuit américaine (La Nuit des Forains, Bergman, 1953)

    Mais cette nuit est aussi celle du théâtre ou du cirque, celle du spectacle éclairé par les feux de la rampe et qui met en scène les jeux de fascination, la fausseté du spectacle et le grandiose dérisoire. « Vous risquez votre vie, nous risquons notre orgueil » répond le directeur de théâtre à Alberti venu emprunter des costumes.

  • On voit assez rapidement la direction prise par le film : faire jeu d'une menace sourde qui tient de l'oppression sociale autant que du péril écologique ou de la menace terroriste. Mais en se refusant aux lois du genre, le film refuse en même temps toute identification du péril

    Ciel brodé (Take Shelter, Jeff Nichols, 2011)

    On voit assez rapidement la direction prise par le film : faire jeu d’une menace sourde qui tient de l’oppression sociale autant que du péril écologique ou de la menace terroriste. Mais en se refusant aux lois du genre, le film refuse en même temps toute identification du péril

  • C'est donc dans le collage, cet entraperçu d'un monde onirique que Ferrara situe son film. Aux noms d'emprunt des filles s'entremêlent des origines variables : Asia Argento sera marseillaise et Lou Doillon américaine : fantaisie d'un univers du faux traduisant une vérité qui, de la réalité, se départ allègrement.

    La cour des miracles (Go Go Tales, Abel Ferrara, 2012)

    C’est donc dans le collage, cet entraperçu d’un monde onirique que Ferrara situe son film. Aux noms d’emprunt des filles s’entremêlent des origines variables : Asia Argento sera marseillaise et Lou Doillon américaine : fantaisie d’un univers du faux traduisant une vérité qui, de la réalité, se départ allègrement.

  • Film foutraque, Dead Snow stratifie d'une manière joyeuse et décomplexée les références au genre et en se shootant à l'horreur eighties, Wirkola retrouve les racines d'un cinéma grand-guignolesque où l'humour le dispute à l'inventivité.

    Du sang sur la neige (Dead Snow, Tommy Wirkola, 2010)

    Film foutraque, Dead Snow stratifie d’une manière joyeuse et décomplexée les références au genre et en se shootant à l’horreur eighties, Wirkola retrouve les racines d’un cinéma grand-guignolesque où l’humour le dispute à l’inventivité.

  • L'invisible ne sera donc ici que la profondeur accordée à un certain visible : l'écran plan d'un mur végétal (le jardin) et sa contrepartie avec le papier peint à motif fleuri déployé sur les murs ou échantillonné sur les tables (la maison) deviennent ici tunnel et accès vers l'inconscient pour une nouvelle Alice.

    Recyclage ou restauration ? (Don’t be afraid of the dark, Troy Nixey, 2011)

    L’invisible ne sera donc ici que la profondeur accordée à un certain visible : l’écran plan d’un mur végétal (le jardin) et sa contrepartie avec le papier peint à motif fleuri déployé sur les murs ou échantillonné sur les tables (la maison) deviennent ici tunnel et accès vers l’inconscient pour une nouvelle Alice.

  • L'esthétisme kitsch qui règne ici, marque de fabrique almodovarienne, s'éloigne pourtant ici des codes habituels qui la travaillent. Comme Robert Ledgard cousant et taillant l'habit qu'il destine à son cobaye, le cinéaste retaille et rassemble les morceaux épars d'une cinématographie à laquelle il tente de donner une nouvelle virginité.

    A fleur de peau (La Piel que habito, Pedro Almodovar, 2011)

    L’esthétisme kitsch qui règne ici, marque de fabrique almodovarienne, s’éloigne pourtant ici des codes habituels qui la travaillent. Comme Robert Ledgard cousant et taillant l’habit qu’il destine à son cobaye, le cinéaste retaille et rassemble les morceaux épars d’une cinématographie à laquelle il tente de donner une nouvelle virginité.

  • C'est dans les scènes consacrées à Lisbeth que le film retrouve son énergie et son flamboiement. En présentant le personnage comme une énergie agissante et protéiforme, en faisant de Lisbeth un esprit mercuriel, un vif-argent perdu dans l'extase ou la souffrance, idole hight-tech et chair blessée cuirassée de noir, Fincher retrouve l'ambivalence de ses premières oeuvres et le déguisement ironique d'un corps meurtri.

    Un règne pour mille ans ? (Millenium, David Fincher, 2012)

    C’est dans les scènes consacrées à Lisbeth que le film retrouve son énergie et son flamboiement. En présentant le personnage comme une énergie agissante et protéiforme, en faisant de Lisbeth un esprit mercuriel, un vif-argent perdu dans l’extase ou la souffrance, idole hight-tech et chair blessée cuirassée de noir, Fincher retrouve l’ambivalence de ses premières oeuvres et le déguisement ironique d’un corps meurtri.

  • Quels liens entretiennent l'image peinte et l'image filmée ? Par quel passage va-t-on de l'une à l'autre ? Lech Majewski trouve une solution originale et moderne mais limitée.  Le cinéaste se promènera donc dans le tableau animé pour l'occasion et reconstitué selon les lois d'un réalisme rigoureux.

    La croix sans le moulin (Bruegel, Lech Majewski, 2011)

    Quels liens entretiennent l’image peinte et l’image filmée ? Par quel passage va-t-on de l’une à l’autre ? Lech Majewski trouve une solution originale et moderne mais limitée. Le cinéaste se promènera donc dans le tableau animé pour l’occasion et reconstitué selon les lois d’un réalisme rigoureux.

  • De l'autre côté, le monde de l'above : espace porno-chic fait de gestes maîtrisés et de glissades, surf joyeux et dépourvu de drame où l'on crée des figures et des arabesques et se provoque à coups de métaphores égrillardes. Dans ce monde des automatismes et de l'élégance vulgaire, rien ne se joue que la répétition des comportements sociaux habituels aux adolescents américains.

    Eaux fréquentées (Shark 3D, David R.Ellis, 2011)

    De l’autre côté, le monde de l’above : espace porno-chic fait de gestes maîtrisés et de glissades, surf joyeux et dépourvu de drame où l’on crée des figures et des arabesques et se provoque à coups de métaphores égrillardes. Dans ce monde des automatismes et de l’élégance vulgaire, rien ne se joue que la répétition des comportements sociaux habituels aux adolescents américains.

  • Parfait despote, quasiment toutes les paroles de John sont à l'impératif et incarnent d'une manière troublante la loi d'un père physique et spirituel. Il est ce visage enchanteur et doux du départ, cette force et cette énergie qui prend en charge tout le quotidien de la maison, autant que la conduite de tous ses proches. Il est celui qui détonne parmi la misère des hommes et des lieux.

    Au royaume des aveugles…( Snowtown, Justin Kurzel, 2011)

    Parfait despote, quasiment toutes les paroles de John sont à l’impératif et incarnent d’une manière troublante la loi d’un père physique et spirituel. Il est ce visage enchanteur et doux du départ, cette force et cette énergie qui prend en charge tout le quotidien de la maison, autant que la conduite de tous ses proches. Il est celui qui détonne parmi la misère des hommes et des lieux.

  • Contrairement au giallo où la brusquerie du geste baroque ouvre dans la trame narrative des déchirures d'où s'échappent d'autres trames tordues par le fantasme, le film crée ici une zone d'estompage, un lieu tremblant et intermédiaire qui adoucit jusqu'aux coups de couteau dont Sylvain larde ses victimes.

    Sous les jupes des filles (Dernière séance, Laurent Achard, 2011)

    Contrairement au giallo où la brusquerie du geste baroque ouvre dans la trame narrative des déchirures d’où s’échappent d’autres trames tordues par le fantasme, le film crée ici une zone d’estompage, un lieu tremblant et intermédiaire qui adoucit jusqu’aux coups de couteau dont Sylvain larde ses victimes.

  • Au centre de l'action, un couple rejoue la lutte des classes, substituant, c'est son originalité, le prolo à Cendrillon : Justin Timberlake alias Will Salas incarne assez laborieusement un ouvrier qui, par sa vertu et son honnêteté, se retrouve en possession d'un héritage inespéré, à savoir un siècle de vie supplémentaire. Venant faire payer la mort de sa mère à ceux qui l'ont indirectement programmée, ce nouvel Belmondo repart avec, sous le bras, la princesse de service lookée Anna Karina dans Pierrot le Fou.

    Triste beauté (In Time, Andrew Niccol, 2011)

    Au centre de l’action, un couple rejoue la lutte des classes, substituant, c’est son originalité, le prolo à Cendrillon : Justin Timberlake alias Will Salas incarne assez laborieusement un ouvrier qui, par sa vertu et son honnêteté, se retrouve en possession d’un héritage inespéré, à savoir un siècle de vie supplémentaire. Venant faire payer la mort de sa mère à ceux qui l’ont indirectement programmée, ce nouvel Belmondo repart avec, sous le bras, la princesse de service lookée Anna Karina dans Pierrot le Fou.

  • Cinéma mac-donaldisé, fast-view fast-forget, comique malgré lui, Abduction joue sur les tremolos adolescentes et tente de faire vibrer les cordes de Twilight à travers son acteur Taylor Lautner auquel il offre une vitrine d'exposition aussi anonyme et froide qu'un salon de voitures. Corps à consommer, l'acteur résume son jeu à un sourire métonymique et des muscles hypertrophiés.

    Le jeu de la barbichette (Abduction, John Singleton, 2011)

    Cinéma mac-donaldisé, fast-view fast-forget, comique malgré lui, Abduction joue sur les tremolos adolescentes et tente de faire vibrer les cordes de Twilight à travers son acteur Taylor Lautner auquel il offre une vitrine d’exposition aussi anonyme et froide qu’un salon de voitures. Corps à consommer, l’acteur résume son jeu à un sourire métonymique et des muscles hypertrophiés.

  • Freud et Jung : le maître et le disciple, l'humaniste et le visionnaire, le rationnel et le mystique. Deux destins que tout joint et que tout oppose... ainsi pourrait commencer la critique d'un biopic hollywoodien sauf qu'ici, il est tourné par Cronenberg tentant d'insuffler dans cet antagonisme intellectuel une vérité à laquelle son cinéma ne se dérobe pas : celle du corps, parasité, excessif, débordant et métamorphique.

    L’art de se contredire (A dangerous Method, David Cronenberg, 2011)

    Freud et Jung : le maître et le disciple, l’humaniste et le visionnaire, le rationnel et le mystique. Deux destins que tout joint et que tout oppose… ainsi pourrait commencer la critique d’un biopic hollywoodien sauf qu’ici, il est tourné par Cronenberg tentant d’insuffler dans cet antagonisme intellectuel une vérité à laquelle son cinéma ne se dérobe pas : celle du corps, parasité, excessif, débordant et métamorphique.

  • C'est dans un New-York fait d'arrières plans bleu gris visibles derrière des vitres d'appartements, d'hôtels, de restaurants, de bars et de métros, qu'évolue Brandon, trentenaire séduisant et solitaire, dont l'oscillation quasi-permanente des jambes et des mains nous propose une représentation d'un mouvement perpétuel frénétique, sans acmé ni repos : autrement dit, la masturbation...

    La Chair est triste (Shame, Steve Mc Queen, 2011)

    C’est dans un New-York fait d’arrières plans bleu gris visibles derrière des vitres d’appartements, d’hôtels, de restaurants, de bars et de métros, qu’évolue Brandon, trentenaire séduisant et solitaire, dont l’oscillation quasi-permanente des jambes et des mains nous propose une représentation d’un mouvement perpétuel frénétique, sans acmé ni repos : autrement dit, la masturbation…

  • Le vivant, paradoxalement, dans le film est le lieu de l'angoissant : montré comme indifférencié, interchangeable, brutal et violent dans sa volonté de perpétuation, spontané dans sa création, il ne bénéficie pas d'une évolution ou d'une modalisation, d'un travail humain en somme.

    Se passer des mots pour mieux montrer la chose (The Thing, Matthijs van Heijningen Jr., 2011)

    Le vivant, paradoxalement, dans le film est le lieu de l’angoissant : montré comme indifférencié, interchangeable, brutal et violent dans sa volonté de perpétuation, spontané dans sa création, il ne bénéficie pas d’une évolution ou d’une modalisation, d’un travail humain en somme.

  • Peut-il exister des contes pour adultes ? Et quel sens revêtiraient-ils pour des personnes ayant substitué le réaliste au merveilleux, préférant les comptes au conte et oeuvrant dans la mesure (le travail, le sexe, l'argent) plutôt que l'excès ? Pour des êtres chez lesquels la civilité et la politesse, même si de façade, ont remplacé la sauvagerie première ?

    La perversion du conte (Sleeping Beauty, Julia Leigh, 2011)

    Peut-il exister des contes pour adultes ? Et quel sens revêtiraient-ils pour des personnes ayant substitué le réaliste au merveilleux, préférant les comptes au conte et oeuvrant dans la mesure (le travail, le sexe, l’argent) plutôt que l’excès ? Pour des êtres chez lesquels la civilité et la politesse, même si de façade, ont remplacé la sauvagerie première ?

  • Lucy, la beauté dormante, c'est d'abord Emily Browning, dont la présence à l'écran suffirait à nous remplir de joie contemplative pendant tout un film. A elle seule, elle est déjà objet « filmique » et semble se défaire avec simplicité du jeu classique de l'incarnation. Révélée dans Sucker Punch (Zach Snyder, mars 2011), sorte d'overdose visuelle pour geeks, elle accordait à merveille son minois avec cet univers mi-naïf, mi-pervers. D'emblée virtuelle, l'actrice se retrouve ici dans un univers impeccablement froid et léché...

    Corps Conté (Sleeping Beauty, Julia Leigh, 2011)

    Lucy, la beauté dormante, c’est d’abord Emily Browning, dont la présence à l’écran suffirait à nous remplir de joie contemplative pendant tout un film. A elle seule, elle est déjà objet « filmique » et semble se défaire avec simplicité du jeu classique de l’incarnation. Révélée dans Sucker Punch (Zach Snyder, mars 2011), sorte d’overdose visuelle pour geeks, elle accordait à merveille son minois avec cet univers mi-naïf, mi-pervers. D’emblée virtuelle, l’actrice se retrouve ici dans un univers impeccablement froid et léché…

© 2011 Quand Bien Même. Tous Droits réservés.
Propulsé par Wordpress.D'après un design de WPSHOWER